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BUSINESS

1-      Elisabeth Medou Badang

Le « Jocker » d’Orange

 

Une camerounaise à la tête d’Orange Cameroun, inédit ! Surtout lorsqu’on observe qu’elle est la première non européenne et première femme, appelée à occuper un poste aussi prestigieux. Au Cameroun, l’annonce de la nomination le 07 décembre 2013 de cette quinquagénaire native de Mfoulassi (par Sangmélima) à la tête d’Orange Cameroun semble avoir r

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edonné un capital sympathie pour cette entreprise. A un moment où MTN, leader du marché de la téléphonie mobile au Cameroun (avec 8,2 millions d’abonnés) s’emparait progressivement 

du terrain (les parts de marché sont passées de 51% à 58,1% en 2013).

Pour éviter un décrochage trop important d’Orange, elle doit gagner le triple pari de l’innovation, de la qualité et des tarifs. Première mission : préparer Orange Cameroun à affronter un marché de plus en plus concurrentiel avec l’entrée en lice, dès 2014, du vietnamien Viettel, troisième opérateur de téléphonie mobile du pays qui arrive avec un avantage sérieux : l’exclusivité de la licence 3G. Par exemple, en développant des produits de substitution à la 3G, notamment grâce au Winamax, 

une technologie permettant la connexion sans fil à l’internet haut débit, et en misant sur le développement du mobile data (accès à l’internet sur les smartphones). Coté innovation, l’architecte d’Orange Money Visa Debit Card (carte qui permet aux abonnés d’Orange de payer leurs achats et d’effectuer des retraits dans les guichets automatiques) devrait proposer de nombreux services, dans des domaines comme l’e-santé ou l’e-agriculture.

 

2-      Karl O. Toriola

Le technicien

Ce sont les résultats de MTN par rapport à Orange qui redonnent de l’éclat à ce jeune cadre. Après seulement trois années passées au Cameroun, celui qui est arrivé au Cameroun en 2011 après avoir quitté la Direction générale de MTN Congo Brazzaville frappe fort. Lors de la présentation des résultats financiers de l’entreprise pour le troisième 

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trimestre de l’année 2013 à Johannesburg (Afrique du Sud), la compagnie de téléphonie mobile annonce avoir affiché une performance particulièrement encourageante, en augmentant sa base d

'abonnés de 7% à 8,2 millions d'abonnés et a maintenu sa part de marché soit 58,1%. Des résultats dus à une large gamme d'offres de bonus et une gestion efficiente de la base de clients inactifs, et à l’amélioration du canal de distribution. Durant la même période, la société enregistre une croissance de 30,9% des abonnés Mobile Money.

Mais le directeur général de MTN-Cameroon s’illustrera aussi sur un autre champ, les terrains de foot. vendredi 27 septembre 2013, alors que se tient le Conseil d’administration du comité provisoire de gestion de la Ligue de football professionnel (LNFP), il envoie une correspondance dans laquelle il annonce son souhait de se retirer du sponsoring des deux championnats de première et deuxième division. Raisons évoquées : des investissements trop lourds (7 milliards depuis 2002), la mauvaise organisation à la LNFP, et l’absence de titres gagnés dans les compétitions internationales. Selon des spécialistes en télécoms,  cette décision vise à recentrer l’attention de l’opérateur vers des secteurs qui rapportent,  question de maximiser les forces avant le grand combat à 3.

 

3-      Baba Ahmadou Danpullo Viettel

Le troisième G.

Pour l’instant, il est la personnalité la plus connue, et la plus en vue, depuis l’annonce de l’arrivée du vietnamien Viettel sur le marché camerounais des télécoms. 

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Baba Ahmadou Danpullo, riche homme d’affaires camerounais, plus connu pour être à la tête d’un empire tentaculaire, avec notamment la Cameroon tea estate, la chaîne de télévision DBS, 

et plusieurs actions à la Sodecoton, et aux Aéroports du Cameroun (ADC), expérimente depuis 2013,  une énième expérience, cette fois dans le domaine des télécoms.

Si ce camerounais originaire du Nord-Ouest reste encore inconnu de la plupart des camerounais, des indiscrétions le mettent au centre de l’arrivée du troisième opérateur de téléphonie mobile au Cameroun. Avec 30% des parts, Baba Ahmadou Danpullo est le plus gros actionnaire camerounais de Viettel. Citant certaines sources, Jeune Afrique apprend que Baba Ahmadou Danpullo aurait misé 5 milliards de FCFA pour entrer autour de la table de Viettel.

 

4-      André Siaka

Le nouveau brasseur d’argent

On croyait le retrouver dans le secteur des Travaux Publics, spécialement dans la société de BTP baptisée Routes d’Afrique, présentée par Jeune Afrique comme le nouveau défi d’André Siaka. Mais après l’annonce de son départ de la Société anonyme des Brasseries du Cameroun (SABC), pour laisser la place au français Francis Batista, 

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c’est plutôt dans le secteur bancaire, notamment à  la Présidence du Conseil d’administration d’Ecobank, qu’il a posé ses valises. Pas pour y rester définitivement, mais pour assurer l’intérim du siège laissé par le controversé Kolapo Lawson, impliqué dans un problème de gouvernance au sein du Groupe Ecobank.

Après 25 années passées à la tête des Brasseries du Cameroun (d’abord comme Dg depuis 1988 et Administrateur directeur général depuis 2005), cet ancien élève du Collège Libermann à  Douala, Diplômé de la promotion 1974 de Polytech Paris, laisse une entreprise en bonne santé. Certes, au cours de l’assemblée générale (AG) de l’entreprise tenue au mois de juin, le conseil d’administration avait relevé que les parts de marchés de l’entreprise étaient en baisse. Elles étaient passées de 82,9% (en 2011) à 82,2% (en 2012). Mais sur l’ensemble, il laisse une société qui est leader national de la bière et leader des eaux embouteillées (72%).

Pour l’instant personne ne semble s’occuper de cet avenir bancaire d’André Siaka. Pourtant, après avoir rendu ses résultats dans le cadre de l’affaire Kolapo Lawson, la SEC, le gendarme des banques du Nigéria, vient de sommer Ecobank de trouver au plus vite un PCA. Trois jours après l’injonction de la SEC, tout se passe comme si du côté du holding nigérian, le prochain conseil d’administration prévu au mois de février prochain pourrait bien le confirmer à ce poste.

 

5-      Jean Paulin Fonkoua

Un informaticien devenu banquier

On le connaît officiellement depuis le 16 mai 2013. Pourtant, c’est bien depuis le mois de décembre 2012 (plus précisément le 28 décembre) que Jean Paulin 

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Fonkoua, à l’époque Directeur des systèmes d’information à Afriland First Bank, préside pour la première fois le conseil d’administration de la banque. Il remplace Paul Fokam Kenmogne, 

fondateur et PCA depuis la création de la banque en 1987, qui, pour des raisons stratégiques, est promu PCA de Afriland First Group, la maison mère du groupe Afriland, avec pour siège social la Suisse.

Avec le DG Alphonse Nafack, ils se fixe pour mission de faire de Afriland First Bank la première banque au Cameroun, et de poursuivre l’expansion de la banque. En plus des récentes ouvertures des agences de Dschang et de Mbouda (2013), la banque veut mettre le cap surs d’Ebolowa, de Mendong et de Kumba, où de nouvelles agences pourraient ouvrir leurs portes. Ce, pour porter son réseau bancaire à plus de 30 agences implantées au Cameroun, en attendant l’ouverture d’autres agences dont les dossiers sont en cours d’étude, apprend le PCA en marge de la tenue du Conseil d’administration de la banque tenu le 16 mai 2013 à Yaoundé.

Les premiers résultats tomberont rapidement. Dans un classement des 200 meilleures banques africaines (en prenant en compte le critère du total bilan), Jeune Afrique classe Afriland First Bank à la 139ème place, contre la 137ème en 2012. Avec ce classement, la banque retrouve la première place dans le marché bancaire camerounais, une place perdue en 2011.

 

6-      André Fotso

Le « chasseur » de croissance

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« Nous restons mobilisés, nous les membres du Comité du suivi, nous en tant qu’organisation patronale le Gicam, pour faire en sorte que gagner un point 

de croissance chaque année dès cette année, continue d’être une réalité en 2014, de manière à ce qu’en 2020, nous puissions avoir une croissance à deux chiffres et placer le Cameroun sur le chemin de l’émergence ». Tels sont les propos tenus par le Président du Groupement inter patronal du Cameroun (Gicam) à la  suite d’une réunion de concertation public-privé, organisée à Yaoundé en août 2013. Bien que les prévisions de croissance (au moins 5,4% projetées en 2014) aient finalement été revues à la baisse (à 4,8%), le DG de Cometal ne baisse pas les bras.

Persuadé que l’accélération de la croissance dépend aussi de la compétitivité des entreprises, il a, tout au long de l’année, œuvré pour l’amélioration d’un cadre légal incitatif. Certes, du dialogue public-privé engagé depuis 2012 sont issues notamment la loi sur les incitations à l’investissement, mais André Fotso attend plus. La rédaction des textes d’application du Code d’investissements, après sa promulgation  par la Présidence de la République, « pour qu’un certain nombre d’investissements qui attendent dans les tiroirs deviennent une réalité ». Il souhaite également voir l’adoption du projet de loi sur les zones économiques « il est bon d’indiquer à ceux qui souhaitent le faire, quel est le meilleur endroit, compte tenue de notre stratégie de planification de notre pays ».

 

 

7-       Paul Elung Che, DG CSPH

Stabilisateur, contre vents et marées

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C’est le deuxième directeur de la Caisse de stabilisation des prix des hydrocarbures, du moins depuis que l’institution est devenue établissement public en 1998. Paul 

Che Elung, 46 ans, a pris le poste de directeur général de la Caisse de stabilisation des prix des hydrocarbures (CSPH) du Cameroun, en remplacement de Ibrahim Talba Malla, nommé directeur de la Société nationale de raffineries, depuis le 15 février 2013 dernier. A la CSPH, il a hérité d’une entreprise en bonne santé, qui assure la régulation du secteur pétrolier aval.

Créée en 1974, devenue un établissement public en 1998, la CSPH assure la régulation des stocks et des prix à travers les mécanismes de péréquation et de stabilisation. Plus concrètement, elle est chargée de la régulation des stocks et des prix à la pompe des hydrocarbures, de gérer les subventions publiques liées au secteur. Elle détient des participations dans les domaines de l’exploration, de la production, du raffinage et de la distribution des produits pétroliers au Cameroun. Elle assure aussi une saine concurrence dans le secteur. Devant assurer la prise en charge des subventions du gouvernement à la maitrise des prix à la pompe. 

 

8-  Ibrahim TALBA MALA

Un stabilisateur devenu raffineur

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Ibrahim Talba Malla Oumaté figure parmi les personnalités ayant marqué l’année 2013. Cet originaire  du Mayo-Sava, la plus petite unité administrative 

de l’Extrême-Nord a été nommé, Directeur général de la Société nationale de raffinerie (Sonara) du Cameroun le vendredi 15 février 2013. C’était à l’issue de la session du conseil d’administration tenu le même jour à Limbé, le siège de la structure. Ibrahim Talba Malla remplace à ce poste, le très controversé Charles Metouk arrivé à la tête de cette société pétrolière en septembre 2002.

A 54 ans, ce fiscaliste et spécialiste du droit des affaires va devoir mettre son expérience au service de la raffinerie. Ibrahim Talba Malla Oumaté, aura de nombreux défis à relever. Sortir la Sonara du gouffre à difficultés en maitrisant le marché local et en consolidant la conquête de l’extérieur. Ce fils d’ancien haut commis de l’Etat dont il porte le même nom fera face à un autre défi majeur, celui de faire passer l’entreprise d’une production annuelle de 2,1 millions de tonne à 3,5 dans les prochains mois. La reprise des activités de la Sonara après un arrêt technique de 45 jours en décembre 2013 amènera le nouveau locataire de la maison off shore à accroitre la productivité et l’efficacité de la structure dans le microcosme pétrolier de la sous-région.

 

9-  ABDOU NAMBA / IYA MOUHAMMED Sodecoton

Arrivé sur le fil

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« L’homme qu’il faut à la place qu’il faut ». C’est par ces expressions que le Ministre de l’Agriculture (Minader) félicite Abdou NAMBA lors de son installation  le 02 août 2013 comme nouveau Directeur de  la Société Cotonnière du Cameroun (Sodécoton). Nommé à l’issue du Conseil d’Administration extraordinaire   Abdou Namba succède à Iya Mohammed, l’ex-Dg interpellé le 10 juin 2013 2013 et incarcéré le 19 juin dernier à la prison centrale de Kondengui, à Yaoundé pour détournement de 13 milliards de FCFA au préjudice de la Sodecoton. Originaire du département du Mayo-Tsanaga dans la région de l’Extrême-nord, Abdou Namba est ingénieur agroéconomiste, lauréat de la 22e promotion de l’école nationale supérieure d’agronomie. Il a été délégué provincial du ministère de l’Agriculture à Garoua et occupait le poste de directeur du Développement de l’agriculture au ministère de l’Agriculture et du Développement rural (Minader), avant d’être élevé au rang de Directeur général. Bien qu’émue de ce nouveau poste Abdou Namba certes n’oublie pas ce qui l’attend « Je suis conscient de la lourde responsabilité qui sera la mienne dans la conduite des affaires de la Sodecoton. Mais, je conjuguerai mes efforts avec tous ceux que je trouverai dans l’entreprise pour faire rayonner davantage cette société », a-t-il confié  lors de son discours à la cérémonie d’installation sous les ovations du personnel de la Sodécoton.

 

10-  Aliko Dangote

Le maçon nigérian sur les berges de Douala

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C’est l’homme le plus riche d’Afrique, et surtout, un des plus gros investisseurs en Afrique. Aliko Dangote, propriétaire selon Forbes, d’une fortune estimée à près 

de 16,1 milliards de dollars (un peu plus de 7 772 milliards de FCFA), mise sur le Cameroun pour réaliser un projet d’ouverture d’une cimenterie. Après une année 2013 difficile, marquée notamment par des blocages liés aux revendications de certains chefs traditionnels Sawa, qui exigeaient la délocalisation du projet du site actuel réservé d’après eux aux festivités du Ngondo, la fête traditionnelle du peuple Sawa, le milliardaire nigérian a bataillé dur. A la fois pour aplanir les divergences autour du site située à la base Elf du Wouri, dans la capitale économique ; mais aussi pour maintenir son projet de cimenterie dans un pays où la demande annuelle est estimée à plus de 2,5 millions de tonnes.

 Autorisation en main, il peut donc poursuivre son investissement. D’un coût de 58,5 milliards de FCFA, Dangote Industries Cameroon Ltd devrait générer plus de 600 emplois directs et plusieurs milliers d’emplois indirects. Cette usine dont les premiers sacs de ciment sont annoncés pour janvier 2014, va produire pour un début un million de tonnes par an, avec une possibilité d’extension jusqu’à 1,5 million de tonnes.

 

 

11-  Frederick BOTTO EDIMO

Le sauveur des camerounaisalt

En trois semaines, près de 3800 camerounais, pris au piège dans la guerre civile en cours en République Centrafricaine ont eu la vie sauve, grâce au Pont aérien lancé par le Président de la République. Cette opération lancée depuis le 13 décembre 2013 dernier, au début de l’enlisement de la crise, faisait de Camair-Co, l’un des partenaires transport stratégiques dans le rapatriement de nos compatriotes résidants en RCA. Et la compagnie dirigée par Frederick Botto Edimo (nommé le 12 septembre 2013).

Lors d’un point de presse donné à Douala le lundi 06 janvier 2014 dernier,  le gouverneur de la région du Littoral, Joseph Beti Assomo, estimait à plus de 2095, le nombre de personnes ramenés par la seule Camair-Co (via 8 rotations). Le reste des voyageurs étant rentrés par vols de l’armée (via 33 rotations).

Le Pont aérien réussi avec brio, en tout cas pour cette première phase (la cellule de crise ayant été mise en stand by par Joseph Beti Assomo le 06 janvier dernier), il reste désormais à Frederick Botto Edimo de réussir un autre pont aérien : faire de la Camair-Co, le meilleur partenaire transport des camerounais, dans un ciel camerounais de plus en plus sollicité par des compagnies aériennes rivales.

Ce qui va passer par le respect des horaires de vol, l’augmentation du trafic, et le renouvellement de la flotte.

 

12-  Philippe Tagne Noubissi

Petit boutiquier devenu grand patron

En ouvrant le 12 octobre dernier le quatrième supermarché du Groupe Dôvv  à Essos, le PDG confirme ses ambitions de hisser Dôvv à la tête des supermarchés au  Cameroun.

A Essos, il est comme ce petit devenu grand. Celui qui, dans ce quartier il y a plus de 30 ans, a fait ses premiers pas de commerçant ici, d’abord comme pousseur, puis, sauveteur et gérant d’une parfumerie, y est revenu pour construire une grande surface à  l’architecture moderne. Quatrième supermarché du Groupe Dôvv, après ceux de Mokolo, Bastos, et Marché Central, Dôvv Essos occupe un immeuble couvrant une surface de 1000 m, et bâti sur quatre étages. Avec un espace technique de vente en gros, un niveau réservé aux produits alimentaires, à la banque, à la boulangerie, etc. ; et un troisième niveau, qui abrite le prêt à porter, le bazar et l’électronique.

Ce quadragénaire, patron de près de 600  employés, dit rêver d’un destin à la Walmart, ce géant américain, leader mondial de la grande  surface, qui emploie plus de deux millions de personnes à travers le monde, travaillant dans plus de 3 500 magasins dans le monde. D’ailleurs, « D’ici fin 2014, Dôvv aura ouvert deux autres supermarchés. Les constructions vont commencer d’ici-là », promet-il.

 

 

 

 

 

 

 

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