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Il Selon des informations relayées par le quotidien congolais Les Dépêches de Brazzaville, un camerounais, faisant partie d’un réseau de cybercriminels d’une soixantaine de personnes, aurait été arrêté en Italie. Le réseau, utilisait la technique du Phishing, une technique utilisée par des fraudeurs pour obtenir des renseignements personnels dans le but de perpétrer une usurpation d’identité. Parmi leurs cibles, les particuliers, mais surtout des entreprises qu’ils arrivaient à déposséder de leurs ordres financiers. Concrètement, explique le journal, les membres du réseau parvenaient à entrer dans les boîtes à lettres électroniques, consultaient les échanges commerciaux avec les fournisseurs,  pirataient les ordres de paiements et en transféraient les montants sur leurs propres comptes bancaires.

C’est dans la ville de Pérouse, plus précisément à l’Ombrie, une région de la ville, première destination d’accueil pour les étudiants étrangers venus étudier en Italie, que l’enquête est partie. Ici, est ouverte depuis 1921, une Université pour étrangers de Pérouse, qui offre notamment des formations en Informatique. Les présumés pirates (dont des nigérians, des Italiens et des Albanais), aurait donc commencé ses actes.

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Les universités camerounaises au cœur de la piraterie

Les recherches menées par la police italienne, en collaboration avec les polices espagnole, polonaise, britannique, belge, géorgienne, turque et camerounaise, ont abouti au démantèlement du réseau, et à la mise aux arrêts de ses membres.

Cette nouvelle affaire de cybercriminalité qui implique un camerounais vivant dans une zone universitaire, confirme les résultats 

de plusieurs enquêtes menées notamment par l’Agence nationale des technologies de l’information et de la communication (Antic). En décembre 2014 dernier, Ebot Ebot Enaw, DG de l’Antic, citant des statistiques, affirmait que les Cybercafés situés dans les communautés universitaires de Yaoundé I, Buéa, Bamenda et Douala représentent plus de 70% des sources des cyber-crimes enregistrés sur toute l’étendue du territoire camerounais.

Toujours au sujet des actes de cybercriminalité au Cameroun, la Délégation générale à la Sûreté nationale (DGSN), présentant les résultats d’enquêtes menées sur le terrain, rapportait qu’entre 2011 et 2014, la direction de la Police judiciaire (DPJ) avait enregistré 244 plaintes et dénonciations relatives à la cybercriminalité. Parmi les accusations les plus récurrentes, figuraient les actes de chantage, d’escroquerie, et les fraudes à la carte bancaire.

Pour mettre fin aux actes menés par des cybercriminels, l’Antic dit avoir créé un « Computer Incident Response Team (CIRT)». Cette sorte de Bataillon d’intervention informatique rapide, a pour mission d’identifier et de procéder à une géolocalisation des cybercriminels en temps réel. En outre, l’Antic, et la DGSN, se sont récemment dotés de numéro vert, où les personnes victimes d’actes de cybercriminels peuvent se confier.


 

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